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04/04/1896 Naissance (probablement en Indiana) de Marion Harris, née Mary Ellen Harrison, première chanteuse blanche renommée de Jazz et de Blues.
04/04/1915 Naissance de Mc Kinley Morganfield aka Muddy Waters (Jug's Corner, Issaquena County- Mississippi)
04/04/1960 Décès de Sylvester Weaver (Louisville - Kentucky)
04/04/1896 Naissance (probablement en Indiana) de Marion Harris, née Mary Ellen Harrison, première chanteuse blanche renommée de Jazz et de Blues.
 Elle commence sa carrière discographique en 1916 pour Victor, avec des chansons "Everybody's Crazy 'bout the Doggone Blues, But I'm Happy", "After You've Gone", "A Good Man Is Hard To Find", "When I Hear that Jazz Band Play" et son plus grand succès, le "I Ain't Got Nobody" de Spencer Williams, repris par bien du beau monde, de Bessie Smith à Coleman Hawkins. Combinée à "Just a Gigolo", la chanson fera en outre le bonheur de Louis Prima en 1956. Durant toute sa carrière, elle naviguera ainsi entre Blues et Jazz. En 1920, le label Victor lui refuse d'enregistrer le "St Louis Blues" de W.C. Handy, aussi rejoint-elle Columbia où le succès continue. Handy écrira à son propos "Elle chantait si bien le blues qu'en entendant ses enregistrements les gens pensaient parfois qu'elle était Noire". A quoi Harris répliqua "On fait le mieux ce qui vous vient naturellement, aussi ai-je commencé naturellement à chanter des chansons en dialecte du Sud, et les Blues modernes". Un dernier adjectif qui semble important. On peut entendre sa version de St Louis blues" ici: http://www.archive.org/details/MarionHarris-St.louisBlues1920 "After You've Gone" et d'autres morceaux ici: http://www.archive.org/details/MarionHarris-01-10 Et, parmi d'autres morceaux, "I Ain't Got Nobody" ici: http://www.archive.org/details/MarionHarris-11-20 04/04/1915 Naissance de Mc Kinley Morganfield aka Muddy Waters (Jug's Corner, Issaquena County- Mississippi) 
Patron du Chicago Blues d'après guerre, pygmalion de plus d'une génération de musiciens qui lui doivent le début de leur renommée (il aidera Chuck Berry à obtenir son premier contrat d'enregistrement), grand inspirateur du British Blues Boom des années '60 (les Rolling Stones se baptisent du titre d'une de ses chansons)...
"Bigger than life" semble l'expression idoine lorsqu'on parle de Muddy Waters.
Influencé par Son House et Robert Johnson dans sa jeunesse, il se rend à Chicago en 1940 puis s'en retourne dans le Mississippi où il tient un Juke-joint, avec jeux de hasard, alcool "artisanal", juke-box et tout le toutime. A la recherche d'artistes à documenter pour la Librairie du Congrès, Alan Lomax se rend à Stovall Plantation et y enregistre Muddy en 1941 et '42. Ces deux session seront publiées par le label "Testament" sous le titre "Down On Stovall's Plantation".
En 1943, il se rend à nouveau à Chicago avec l'ambition de devenir musicien professionnel et est aidé par Big Bill Broonzy, qui lui permet d'ouvrir ses propres concerts. En 1945, son oncle Joe Grant lui offre sa première guitare électrique, qui lui permettra de se faire entendre dans le brouhaha et de fixer son style de "Delta blues électrifié".
Il enregistre pour Columbia quelques morceaux qui ne sortiront pas, avant de rencontrer les frères Chess pour lesquels il enregistre en 1947, "Gypsy Woman" et "Little Anna Mae" qui ne sortiront pas immédiatement non plus.
Mais en 1948 "I Can't Be Satisfied" et "I Feel Like Going Home" deviennent des hits, et sa popularité dans les clubs grandit. Le label "Aristocrat" devient "Chess Records", et "Rollin' Stone", la chanson phare de Muddy, devient elle aussi un succès. Au début, les frères Chess l'entourent de musiciens de studios, mais à dater de 1953, il enregistre et se produit avec un des groupes de Blues les plus fameux de l'histoire du genre: Little Walter à l'harmonica, Jimmy Rogers à la guitare, Elga Emonds (aka Elgin Evans) à la batterie, Otis Spann au piano. Avec l'aide du contrebassiste/auteur/compositeur Willie Dixon, ils enregistrent une série de classiques comme "Hoochie Coochie Man", "I Just Want To Make Love To You", "I'm Ready", ... Durant les années '50, il règne avec son rival Howlin' Wolf sur la scène Blues de Chicago, et son groupe servira de tremplin à presque chacun de ses musiciens pour entamer une carrière solo. En les engageant dans son groupe, Muddy aidera toute sa vie de nombreux musiciens, noirs comme blancs, "montés à Chicago", à débuter.
Interrogé plus tard au sujet de sa générosité à mettre les autres en vedette sur scène, il répondra cette phrase magnifique: "If somebody shines, let them shine".
En 1958, il se rend en Angleterre où le public, qui n'a entendu jusque là que le folk-blues acoustique de Big Bill Broonzy ou du duo Sonny Terry / Brownie McGhee est abasourdi par le son saturé de son amplificateur. Le désintérêt progressif des frères Chess et la désaffection du public noir pour sa musique amèneront quelque vingt années de vaches maigrichonnes. Jusqu'à ce qu'en 1977, le guitariste texan Johnny Winter persuade le label Blue Sky de signer Muddy qui entame alors un come-back réjouissant qui le mènera à entrer dans la légende. Il meurt dans son sommeil en 1983 et est enterré au Restvale Cemetery d'Alsip, Illinois.
Ses nombreux enregistrements sont aisément trouvables, ainsi qu'une foule de documents sur You Tube.
04/04/1960 Décès de Sylvester Weaver (Louisville - Kentucky) Premier guitariste de Blues rural jamais enregistré, et premier guitariste blues à utiliser le slide lors d'un enregistrement, lors d'une séance new-yorkaise avec la chanteuse Sara Martin, le 23 octobre 1923. |